Jeux du piment, du foulard : ces défis mortels pour les enfants et les signes pour les repérer
Face au développement du "jeu du piment", la gendarmerie nationale a diffusé dimanche 19 une mise en garde contre cette pratique, dernière née d'une longue liste de "défis" dangereux que se lancent enfants ou adolescents.
En effet, si les modalités changent, le principe reste toujours le même: se mettre en danger, découvrir ses limites ou encore s'intégrer ou se différencier.
Le ministère de l'Education liste ainsi différents types de "jeux" (source). Ceux de non-oxygénation relèvent "de la strangulation, de la compression, de l’apnée conduisant à la suffocation, l’asphyxie, ou encore à l’évanouissement".
Le "jeu du foulard" est le plus connu de ces comportements populaires chez les élèves de 6e et 5e et qui existent également sous les appellations de "trente secondes de bonheur", "jeu des poumon", "jeu de la tomate", "rêve indien" ou "rêve bleu".
Les jeux de défis, dont celui du piment, sont également populaires chez les adolescents ou préadolescents à la recherche de l'exploit. Outre cette idée de projeter ou écraser des piments dans les yeux, dans la bouche ou sur la peau d’autres camarades, le "Blue whale challenge" qui va jusqu'à la tentative de suicide avait déjà provoqué une vague d'inquiétude en France. De même que le "jeu des 72 heures", le RER-surfing ou même "A l'eau ou un resto". Ces deux derniers, également prisés de jeunes adultes avec souvent l'objectif de se filmer pour faire le buzz, ont fait des victimes.
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Existent enfin les jeux d'agression dans lesquels l'agresseur est mis au défi ou forcé par un groupe à s'en prendre à un individu seul, physiquement ou psychologiquement. On parle le plus souvent du "happy slapping", mais des variantes comme le "hot water challenge", qui consiste à ébouillanter la victime, existent aussi.
La difficulté pour les parents consiste bien sûr à en repérer les signes, d'autant plus qu'ils sont souvent les dernières personnes avec lesquels les enfants souhaitent en parler.
Pour les jeux de non-oxygénation, il s'agit de traces rouges autour du cou, joues et yeux rouges, violents maux de tête à répétition, troubles visuels passagers, bourdonnements d’oreilles, sifflements, fatigue, défaut de concentration, oublis, absences brèves de la conscience, défaut de la mémoire récente. Souvent, l'enfant cherche à toujours avoir su lui un lien (écharpe, foulard, corde...), se montre agressif, s'isole ou se montre curieux sur le sujet de l'asphyxie.
Pour les victimes de jeux d'agression ou de défi, il s'agit de blessures, traces de coups, vêtements abîmés, vols. Mais aussi de manifestations neurovégétatives-somatiques: sueurs, tremblements, douleurs abdominales, nausées… Le jeune se montre anxieux, dort mal, refuse d'aller en cours et là encore peut se montrer agressif.
Selon une enquête datant de 2007, 12% des enfants de 4 à 17 ans auraient déjà participé à ce type de "jeux".
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