Mayenne : ses collègues lui donnent 213 jours de RTT pour s'occuper de son fils malade
Jolie histoire de Noël. A Evron, en Mayenne, une mère de famille s'est vue offrir 213 jours de congés par ses collègues afin de pouvoir s'occuper de son fils, opéré en novembre d'une tumeur au cerveau, rapporte Ouest-France.
Noah, 9 ans, est diagnostiqué en juin d'une tumeur cancéreuse au cerveau. Il commence aussitôt la chimiothérapie et est hospitalisé pendant un mois. S'ensuit un traitement lourd qui l'oblige à subir trois prises de sang hebdomadaires et une séance de chimiothérapie toutes les trois semaines.
Pour s'occuper du petit malade, sa mère, Sandrine, arrête son travail comme opératrice chez Howmet Ciral, une fonderie locale qui fournit des pièces en alliage d'aluminium pour l'aviation civile et militaire.
En arrêt maladie pendant 90 jours puis en arrêt de travail durant quinze jours avec une perte de salaire de 10% à 15%, cette mère de trois enfants dont le mari est décédé en 2007 ne tarde pas à se retrouver prise à la gorge financièrement.
Apprenant que la loi permet à tout salarié de renoncer à une partie ou tous ses jours de congés non pris pour le donner à un parent d'un enfant gravement malade, Stéphanie, une collègue de Sandrine décide de prendre les choses en main.
"Le don est volontaire, anonyme et irréversible. La difficulté, c'est que la mise en place demande du temps, alors que le sujet nécessiterait une solution plus immédiate. Il a fallu récupérer les réponses des 300 salariés", précise Sylvie Establie, responsable des ressources humaines de l'entreprise. Des ouvriers au directeur, les 300 membres de l'entreprise sont sollicités.
Fin septembre, Sandrine apprend qu'elle va bénéficier de 213 jours de repos qu'elle pourra passer auprès de son fils en convalescence. "Cela représente environ dix mois d'absence, rémunérés à 100%", explique la DRH à Ouest-France.
"Deux cent treize jours! Quand la secrétaire me l'a annoncé, au téléphone, je lui ai fait répéter plusieurs fois. Je n'y croyais pas...", confie la maman au quotidien. "Je suis contente d'appartenir à cette entreprise et j'ai vraiment été touchée par ce geste. Surtout que c'est toute la société qui a donné: les ouvriers de tous les ateliers, les gens des bureaux, les adjoints, les chefs, le directeur...".
Sandrine est donc officiellement en congé depuis le mois d'octobre et passe ses journées auprès de son fils qui "s'ennuie un peu" au point d'avoir envie de retourner à l'école. De même pour sa mère qui hâte de retourner au travail pour reprendre une vie normale.
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