La revue médicale publie une liste actualisée de 112 médicaments à la balance bénéfices/risques défavorable. Parmi eux, 93 sont commercialisés en France.
Pour la neuvième année consécutive, Prescrire épingle des dizaines de médicaments autorisés mais dangereux, destinés à traiter des pathologies aussi diverses que les cancers, le diabète, les affections cardiaques, ou plus simplement la toux, les douleurs rhumatismales ou la sécheresse oculaire.
« Des médicaments à écarter pour mieux soigner »
Ce bilan 2021 a été établi après évaluation de la balance bénéfices/risques de chaque médicament dans une situation donnée. Il porte sur les traitements qui ont fait l’objet d’une analyse détaillée par Prescrire entre 2010 et 2020.
La liste noire englobe tant des médicaments qui exposent à des risques disproportionnés au regard des bénéfices apportés, des médicaments nouveaux dont la balance est moins favorables que les anciens, ou encore des médicaments dont l’efficacité n’est pas prouvée.
Médicaments du quotidien
Si le bilan s’adresse principalement à des soignants, le grand public peut être également concerné. On apprend ainsi que l’alpha-amylase, utilisée pour des maux de gorge avec des médicaments comme Maxilase®, n’a pas d’efficacité démontrée mais peut exposer à des réactions cutanées et allergiques graves.
En cas de douleurs certains anti-inflammatoires non stéroïdiens se révèlent moins dangereux que d’autres. Ainsi la revue Prescrire conseille-t-elle l’ibuprofène ou le naxoprofène « à petite dose et sur la période la plus courte possible », tandis qu’elle met en garde contre l’acéclofénac et le diclofénac. Des médicaments de type Cartrex® ou Voltarène®, pris par voie orale, « exposent à un surcroît d’effets indésirables cardiovasculaires et de morts d’origine cardiovasculaires ».
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