Saturation des hôpitaux : L’hôpital de Villefranche-sur-Saône tire la sonnette d’alarme
L’Hôpital de Villefranche-sur-Saône est au bord de la saturation, et alerte les pouvoirs publics mais aussi la population pour éviter le pire.
Depuis plusieurs jours, la région Auvergne Rhône Alpes est devenue le nouvel épicentre de l’épidémie de coronavirus. Tous les indicateurs sont au rouge, et des médecins de la région ont même lancé un appel au gouvernement pour imposer le couvre-feu dès 19h00 et un confinement le week-end.
Une situation plus que tendue à l’hôpital de Villefranche sur Saône
L’hôpital Nord-Ouest de Villefranche sur Saône (69) expliquait ainsi avoir suspendu les visites des patients hospitalisés, ainsi que les visites dans les EHPAD, dont l’établissement a la charge. Cette décision était prise pour assurer la « (…) protection vis-à-vis de nos patients, nos personnels, des accompagnants et des visiteurs eux-mêmes. »
Dans un communiqué de presse publié le jeudi 22 octobre , le ton était bien plus inquiétant
« L’Hôpital Nord-Ouest sature. (…) notre situation est alarmante »
Listant les différentes mesures prises depuis la mi-septembre, l’établissement de Villefranche confirmait avoir déprogrammé l’ensemble de la chirurgie non urgente depuis le 19 octobre. Malgré plus de 200 recrutements depuis juin et le report des congés du personnel soignant, l’’établissement reconnait éprouver avoir toutes les difficultés à faire face à une telle situation. Avec un nombre de patients Covid équivalent à celui du début avril, l’Hôpital Nord-Ouest s’inquiète des nouveaux cas à venir. Avec un taux d’incidence élevé (650 dans le département du Rhône bien au-dessus du seuil de 250), les hospitalisations vont continuer à s’accroitre dans les prochains jours.
« De toute urgence, nous avons besoin d’aide «
Le communiqué appelle des renforts en termes de personnel, mais invite aussi la population à participer, en respectant scrupuleusement les gestes barrières et en adoptant « toutes les dispositions nécessaires (…) pour faire barrage au virus ».
À LIRE AUSSI
L'article vous a plu ? Il a mobilisé notre rédaction qui ne vit que de vos dons.
L'information a un coût, d'autant plus que la concurrence des rédactions subventionnées impose un surcroît de rigueur et de professionnalisme.
Avec votre soutien, France-Soir continuera à proposer ses articles gratuitement car nous pensons que tout le monde doit avoir accès à une information libre et indépendante pour se forger sa propre opinion.
Vous êtes la condition sine qua non à notre existence, soutenez-nous pour que France-Soir demeure le média français qui fait s’exprimer les plus légitimes.
Si vous le pouvez, soutenez-nous mensuellement, à partir de seulement 1€. Votre impact en faveur d’une presse libre n’en sera que plus fort. Merci.