Martyre de l'A10 : qui est la petite Inass, 4 ans, tuée en 1987
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Plus de trente ans après les faits, le mystère de la petite fille surnommée "la martyre de l'A10" est en passe d'être résolu.
Selon Le Parisien, l'enfant aurait été identifiée, alors qu'elle est enterrée depuis toutes ces années dans une sépulture anonyme. Elle s'appelait Inass, était d'origine marocaine et avait 4 ans quand elle est morte.
De récents recoupements génétiques ont été effectués et auraient ainsi permis de retrouver ses parents. Ils sont désormais sexagénaires et ont été placés en garde à vue mardi 12 pour meurtre, recel de cadavre, violences habituelles sur mineur de moins de 15 ans.
Les faits remontent au mois d'août 1987. Le corps d'une fillette, âgée "entre 3 et 5 ans" selon les estimations du médecin légiste à l'époque, est retrouvé dans un fossé sur l'autoroute A10 au niveau de Suèvres dans le Loir-et-Cher.
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Elle porte de nombreuses traces de tortures: des brûlures, d'anciennes fractures non-consolidées, des morsures (son mamelon gauche avait été arraché avec les dents)… Des sévices qu'elle aurait subis pendant plusieurs années.
Selon l'autopsie, la fillette n'est morte d'aucun coup en particulier mais "exsangue" (d'une grande perte de sang) à cause, justement, de la maltraitance qu'elle subissait au quotidien.
De l'ADN avait été relevé sur son corps à l'époque et inscrit dans le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg). Et c'est grâce à ce fichier que les parents d'Inass ont été retrouvés. Car son frère a été arrêté dans une affaire de violences et son ADN a été comparé au Fnaeg.
Toujours selon Le Parisien, le père d'Inass a reconnu les faits durant sa garde à vue. Pas la mère. Cette dernière aurait justifié l'absence de sa fille toutes ces années en expliquant qu'elle se trouvait au Maroc.
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