Belgique : un nouveau ministre-président pour la Wallonie, Willy Borsus

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Par AFP
Publié le 26 juillet 2017 - 17:06
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Le nouveau ministre-président de Wallonie, la région francophone de Belgique, le 26 juillet 2017 à N
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© BENOIT DOPPAGNE / Belga/AFP
Le nouveau ministre-président de Wallonie, la région francophone de Belgique, le 26 juillet 2017 à Namur
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Un vieux routier de la politique en Wallonie, Willy Borsus, va devenir ministre-président de cette région francophone de Belgique, au lendemain d'un accord de gouvernement entre deux partis centristes qui ont évincé du pouvoir le Parti socialiste (PS), miné par des scandales financiers.

M. Borsus, 55 ans, ministre fédéral de l'Agriculture et des PME depuis près de trois ans, est un libéral qui a déjà un long parcours politique.

Il remplace le socialiste Paul Magnette, héros de la bataille du Parlement de Wallonie contre l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (CETA) à l'automne dernier.

M. Borsus doit prêter serment sous peu.

Après plusieurs semaines de crise, le Mouvement réformateur (MR, libéral) et le Centre démocrate humaniste (CDH, ex-Parti social-chrétien) avaient convenu mardi de former un nouveau gouvernement wallon.

Leurs présidents respectifs, Olivier Chastel (MR) et Benoît Lutgen (CDH), ont dévoilé mercredi sur Twitter la composition de ce gouvernement qui a pour ambition d'"en finir avec une Wallonie de l'assistanat". Il comporte sept ministres, quatre pour les libéraux et trois pour le CDH.

Le MR et le CDH disposent désormais d'une très courte majorité (38 sièges sur 75) au Parlement wallon, l'assemblée législative de la région francophone, dont le siège est à Namur (sud).

La crise politique avait éclaté le 19 juin lorsque le dirigeant du CDH, Benoît Lutgen, avait décidé de lâcher son partenaire socialiste, avec lequel il était au pouvoir dans les régions francophones de Belgique depuis 2004.

Pour justifier ce retournement d'alliance inattendu, à deux ans des élections régionales de juin 2019, M. Lugten avait mis en avant les affaires "profondément choquantes" qui touchent depuis des mois le PS. Ce dernier, qui a crié à "la trahison", a vu depuis le début de l'année plusieurs de ses mandataires mis en cause.

D'abord dans le cadre du scandale "Publifin", du nom d'une société semi-publique basée à Liège (est), dont des administrateurs (socialistes, mais pas uniquement) sont soupçonnés de rémunérations abusives. Puis, début juin, dans l'affaire dite du Samusocial, qui a poussé à la démission le bourgmestre (maire) socialiste de Bruxelles Yvan Mayeur.

En revanche, la crise n'est toujours pas réglée pour les institutions de Bruxelles et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, où le CDH a également rompu son alliance avec les socialistes, en l'absence de nouvelle majorité.

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