Alors que les fermetures de classes ou d’établissements se multiplient du fait de l’épidémie de coronavirus, le gouvernement n’est pas au point sur les solutions quant à la garde des enfants à la maison.
Le mardi 1er septembre sur France Info, soit le jour de la rentrée, Gabriel Attal assurait : « On a mis en place tous les scénarios ». Le porte-parole du gouvernement ajoutait que « le congé parental sera possible pour les parents » en cas de fermeture de classe.
Trois jours plus tard, la ministre du Travail Elisabeth Borne prenait le contrepied de son collègue, toujours sur France Info :
« La priorité, ce sont des gardes d’enfants pour que les parents puissent continuer à travailler »
Un troisième ministre est entré dans l’arène des solutions qui n’en sont pas encore ce lundi 7 septembre. Il s’agit en réalité du premier concerné, puisque Jean-Michel Blanquer.
Le droit commun ne suffit pas
Invité cette fois de BFM TV, le ministre de l’Education nationale a lui aussi parlé de congé parental et rappelé que
« C’est le droit commun qui s’applique avec la possibilité de rester chez soi quand on a un enfant à garder »
Ce n’est pas si simple. Les parents salariés (et uniquement les salariés) ont en effet droit, en règle générale, à trois journées d’absence par an pour garde d’enfant malade, cinq jours s’ils ont trois enfants de moins de 16 ans à charge.
Cela ne suffit évidemment pas en cas de quatorzaine. Les témoignages de parents se multiplient, à qui l’employeur a préféré demander un arrêt de travail ou un congé sans solde, quand il n’a pas tout bonnement refusé l’absence.
Bref, la fermeture d’une classe ou d’un établissement en raison de cas ou de suspicion de Covid-19 et le retour forcé à la maison des enfants tourne bien souvent au casse-tête et à la débrouille.
Un dispositif encore à venir
Etonnamment, rien n’avait semble-t-il été prévu pour ces enfants obligés à la quatorzaine. La balle a bien failli être renvoyée dans le camp des collectivités locales, invitées la semaine dernière, alors que les premiers cas apparaissaient, à mettre en place des « modes de garde », pour reprendre les mots de Jean Castex.
Une semaine après la rentrée, ce sont 28 écoles, collèges ou lycées, et 262 classes qui ont dû (pour le moment) refermer leurs portes.
Que les parents se rassurent (ou pas), le ministre de l’Education nationale promet une prise en charge, dit réfléchir à un dispositif et assure :
« Il y aura sans doute de nouvelles mesures annoncées par le premier ministre (…) probablement cette semaine »
Si une indemnité journalière est actée, l'association de parents d'élèves FCPE demande à ce qu'elle représente 100% des revenus.