Pour surveiller l’application des mesures de confinement, des drones survolent désormais les rues de Paris comme les plages de Nice et de Bretagne.
Les autorités ont prévenu: la surveillance du respect du confinement se renforce sur l’ensemble du territoire. Dans plusieurs villes, elles ont donc fait appel à un dispositif de surveillance bien particulier, les drones. Ils permettent des survols aériens sans avoir recours à l’hélicoptère.
Surveillance et dissuasion
C’est ainsi qu’à Nice, un engin volant équipé d’un haut-parleur survole désormais la promenade des Anglais, interdite au public, parfois le centre-ville. Le drone surveille et s’exprime: il diffuse des messages enjoignant les habitants à rester chez eux.
Le même système est utilisé à Ajaccio, en Corse, où l’appareil rappelle à l’ordre ceux qui auraient la mauvaise idée de se faire bronzer et se penseraient bien cachés. Les gendarmes bretons ont eux aussi recours à cette technologie, notamment sur les chemins côtiers. Avantage: «Les drones peuvent rapidement se porter sur une zone éloignée». Sans oublier l’aspect dissuasif, la gendarmerie des Côtes d’Armor prévient sur sa page Facebook, en publiant une vidéo.
A Paris aussi
A Paris, la préfecture de police était en phase de tests vendredi dernier et en début de semaine, les drones commencent à décoller.
Les autorités disposent d’une vingtaine de drones polyvalents, capables de voler à 150 mètres de hauteur, avec une autonomie d’environ vingt minutes. Quant au haut-parleur, sa puissance sonore est de 100 db.
Pour le préfet de police, Didier Lallement, ces engins font partie «des moyens de recueillir l’information», mais n’ont pas vocation à se substituer aux hommes de terrain. «Ce n’est un drone qui va remplacer une force de police, cela va de soi». Et appliquéer des amnedes.