L’armateur nantais Néoline mise sur les cargos roulier propulsés par une énergie renouvelable et propre: le vent et les voiles! Une révolution écologique et technologique dont la mise à l’eau prévue en 2021/2022. Un espoir de faire baisser drastiquement la pollution du transport maritime?
Le transport maritime représente à lui seul 7 % de la consommation mondiale de pétrole. Le secteur s’est engagé, par la voix de l’Organisation maritime internationale, à réduire ses émissions de CO² de 50 % à l’horizon 2050.
Empreinte carbone: - 80 à 90 %
La solution proposée par Néoline est simple en apparence: recourir à la propulsion éolienne et réduire l’empreinte carbone des cargos rouliers de 80 à 90 %.
Les navires, dont la construction a été confiée à Neopolia, groupement de professionnels de Saint-Nazaire, se présentent avec une voilure de 4200 m² permettant d’atteindre une vitesse de croisière de 11 nœuds (au lieu de 25 noueds en général pour les cargos à propulsion thermique). En cas d’absence de vent, ou pour manoeuvrer dans les ports, un moteur diesel de 400 kW prendra le relais.
Lancement dans l’Atlantique Nord
Le cargo de 136 mètres de long pourra accueillir 280 conteneurs, mais également des marchandises comme des engins agricoles, des voitures et autres moyens de transport. Ce n’est pas un hasard, le groupe Renault est l’un des premiers partenaires de Néoline.
Mais le succès ou l'échec du projet reposera sur le coût de transport. Le transport maritime étant déjà très peu honéreux même si très polluant.
Compétitif et efficace
Deux navires pilote Neoliner devraient prendre la mer en 2021 ou 2022, sur l’Atlantique Nord, entre Saint-Nazaire et la côte Est des Etats-Unis, garantissant, selon l’entreprise nantaise, «un service compétitif et efficace».