Les habitants de la station balnéaire de Palavas-les-Flots, dans l’Hérault, en ont marre. Et ils l’ont fait savoir le vendredi 7 août en soirée, avec une manifestation de quelques 300 personnes et un mot d’ordre : « Stop ! Tout n’est pas permis à Palavas ! »
Que se passe-t-il donc dans ce petit port méditerranéen situé à 10 kilomètres de Montpellier ?
Depuis le début de l’été, les 6000 résidents permanents de Palavas-les-Flots ont un peu l’impression de vivre en enfer. Les rassemblements nocturnes très bruyants sur la plage succèdent aux rodéos de voitures et de motos, toujours en pleine nuit, sans compter les déchets jetés n’importe où.
« C’est infernal jusqu’à 3-4 heures du matin »
Des vidéos amateurs montrent effectivement les incivilités récurrentes, en particulier sur le front de mer : feu d’artifice tiré depuis la plage, groupes de jeunes respirant du gaz hilarant… Certains se plaignent de dégradation sur leurs véhicules.
De 6000 à 80000 habitants
Bref les habitants ne dorment plus, et pire encore, ne se sentent plus en sécurité. Excédés, ils ont donc manifester leur mécontentement, une première dans cette commune dont la population grimpe – tout de même – à 80000 personnes l’été. Cerise sur le gâteau, la fréquentation est en hausse de 30% cette année.
« L’été on n’a pas l’impression d’être chez nous, on ne se sent pas en sécurité »
Du côté de la Gendarmerie nationale, on marque la différence entre incivilités et délinquance. Interrogé par France 3, le commandant de la compagnie Lunel admet : « Les incivilités, c’est généralisé, diffus, on les constate avec une population assez conséquente à Palavas et on a du mal à y faire face ».
Problème particulier en cet été 2020, les discothèques et les bars de nuit ont dû rester portes closes. Et c’est en partie ce qui explique les nuisances nocturnes, selon le maire de la commune, Christian Jeanjean.
« Le seul endroit où l’on peut se détendre c’est la plage, de jour comme de nuit »
En renforçant la présence policière au niveau municipal et en fermant les grands axes routiers la nuit, la Ville espère limiter les débordements. Les habitants eux, attendent certainement la fin de l’été avec impatience.