Grève : l'Ile-de-France veut que la SNCF paye plus de pénalités
Environ un Transilien ou RER sur trois durant les jours de grève, et de nombreuses perturbations même lorsque les cheminots ne sont pas appelés à cesser le travail. L'Ile-de-France est particulièrement touchée par la grève de la SNCF, au point que certains acteurs locaux souhaitent que la société ferroviaire mette davantage la main à la poche.
Ile-de-France Mobilités (ex-Stif, l'établissement public organisant les transports dans la région) a ainsi adopté mardi 24 un amendement afin de pouvoir contraindre la SNCF à payer plus en cas de grève. Le contrat actuel prévoit en effet qu'en cas de "non-réalisation de l’offre de SNCF Mobilités", celle-ci peut devoir verser une compensation calculée en fonction du nombres de kilomètres "perdus", et plafonnée à 15 millions d'euros.
Mais selon François Durovray président (LR) du conseil départemental de l’Essonne et administrateur d’Ile-de-France Mobilités (IDFM) cité par Le Monde, le compte n'y serait pas. L'impact des grèves pour la région serait largement supérieur à 15 millions d'euros.
Voir: SNCF: la grève a déjà coûté "une centaine de millions d'euros"
"En 2016, au moment de la loi Travail, le plafond contractuel de 15 millions d’euros a été appliqué, alors que la réalité des trains supprimés aurait dû se traduire par un impact financier de 25 millions d’euros. (...) Du fait du plafonnement des indemnités à 15 millions d’euros, les usagers contribuables ont dû assumer quelque 10 millions d’euros pour l’absence de transport".
Il a donc fait adopter lors d'un conseil d'administration d'IDFM un amendement supprimant ce plafond. Une décision qui ne règle pas la question, le changement du contrat ne pouvant se faire unilatéralement.
Une telle remise en cause représenterait un poids supplémentaire pour la SNCF, qui doit déjà assumer des surcouts liés à la grève. Début avril, son président Guillaume Pepy affirmait que celle-ci représentait environ "20 millions d'euros par jour" soit "l'équivalent de deux autorails neufs par jour."
À LIRE AUSSI
L'article vous a plu ? Il a mobilisé notre rédaction qui ne vit que de vos dons.
L'information a un coût, d'autant plus que la concurrence des rédactions subventionnées impose un surcroît de rigueur et de professionnalisme.
Avec votre soutien, France-Soir continuera à proposer ses articles gratuitement car nous pensons que tout le monde doit avoir accès à une information libre et indépendante pour se forger sa propre opinion.
Vous êtes la condition sine qua non à notre existence, soutenez-nous pour que France-Soir demeure le média français qui fait s’exprimer les plus légitimes.
Si vous le pouvez, soutenez-nous mensuellement, à partir de seulement 1€. Votre impact en faveur d’une presse libre n’en sera que plus fort. Merci.