Macron doit passer "à l'action" et mettre "les mains dans le cambouis" (revue de presse)

Auteur:
 
Par AFP
Publié le 28 août 2017 - 09:32
Image
Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse à Bucarest le 24 août 2017 pendant sa tournée en Eur
Crédits
© Daniel MIHAILESCU / AFP/Archives
Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse à Bucarest le 24 août 2017 pendant sa tournée en Europe de l'Est
© Daniel MIHAILESCU / AFP/Archives

En forte chute dans les sondages après trois mois de présidence, Emmanuel Macron doit maintenant faire "place à l'action" et "mettre les mains dans le cambouis", selon la presse lundi.

"Assez de philosophie, place à l'action", lance Yves Thréard du Figaro, qui estime que "l'heure est venue de tenir sa promesse. Sans pas de côté ni souci de plaire à tout le monde", tout en reconnaissant que "l'impatience est grande."

"Emmanuel Macron n'a plus le choix, il lui faut passer de la communication à l'action et concrétiser ses premières réformes", assure Pascal Coquis des Dernières Nouvelles d'Alsace: "Il doit les défendre lui-même, donc mettre les mains dans le cambouis."

"Une fois élu, il faut bien mettre les mains dans le cambouis", pense également Olivier Pirot, de La Nouvelle République du Centre Ouest.

Dans la même veine, Laurent Bodin de L'Alsace pense qu'"Emmanuel Macron ne pourra faire autrement que mouiller la chemise".

Pour Cécile Cornudet des Echos, le président "veut sortir du piège médiatique et politique qui le menace" et semble avoir compris qu'un "candidat qui a révolutionné la politique dans une campagne est condamné à faire de même au pouvoir, sous peine de susciter la déception".

Rappelant les "flottements de la majorité" et les "bricolages budgétaires du gouvernement", Olivier Auguste de L'Opinion note que le président "s'apprête à descendre de l'Olympe pour mettre de l'ordre et donner un cap".

- 'Assis entre deux chaises' -

De son côté, Laurent Joffrin de Libération attribue la perte de 24 points de popularité du président Macron, un record sous la Ve, à ce que ni droite, ni gauche ne se retrouvent dans les premières mesures annoncées: "Du coup, chacun rentre chez soi".

"Macron a été élu dans un fauteuil. Trois mois plus tard, il se retrouve entre deux chaises. Qui s'écartent dangereusement...", constate l'éditorialiste du quotidien de gauche.

Dans La République des Pyrénées, Jean-Marcel Bouguereau fait chorus: "Il y a une malédiction du +en même temps+ : c'est qu'en voulant être de droite +et en même temps+ de gauche, Macron perd à droite +et en même temps+ à gauche."

"Comme toutes les victoires construites sur un mensonge qui ne peut faire longtemps illusion –le +ni de droite, ni de gauche+–, la sanction est brutale quand la tromperie se révèle", juge plus sévèrement L'Humanité, sous la plume de Sébastien Crépel.

"Les Français, qui ont pris goût à dégager les dirigeants de la +vieille+ politique seraient-ils en train de se retourner contre celui qui a été l'initiateur de ce grand nettoyage ?", se demande Patrice Chabanet, dans Le Journal de la Haute-Marne.

L'article vous a plu ? Il a mobilisé notre rédaction qui ne vit que de vos dons.
L'information a un coût, d'autant plus que la concurrence des rédactions subventionnées impose un surcroît de rigueur et de professionnalisme.

Avec votre soutien, France-Soir continuera à proposer ses articles gratuitement  car nous pensons que tout le monde doit avoir accès à une information libre et indépendante pour se forger sa propre opinion.

Vous êtes la condition sine qua non à notre existence, soutenez-nous pour que France-Soir demeure le média français qui fait s’exprimer les plus légitimes.

Si vous le pouvez, soutenez-nous mensuellement, à partir de seulement 1€. Votre impact en faveur d’une presse libre n’en sera que plus fort. Merci.

Je fais un don à France-Soir

Dessin de la semaine

Portrait craché

Image
Kamala Harris
Kamala Harris, ou comment passer de la reine de la justice californienne à valet par défaut
PORTRAIT CRACHE - Samedi 27 juillet, la vice-présidente américaine Kamala Harris a officialisé sa candidature à la présidence des États-Unis, une semaine après le retr...
03 août 2024 - 12:49
Politique
Soutenez l'indépendance de FS

Faites un don

Nous n'avons pas pu confirmer votre inscription.
Votre inscription à la Newsletter hebdomadaire de France-Soir est confirmée.

La newsletter France-Soir

En vous inscrivant, vous autorisez France-Soir à vous contacter par e-mail.