COP21 : un nouveau projet d'accord publié par l'ONU
Après trois jours de négociations à la COP21 et malgré la bonne volonté affichée par les chefs d'Etat dans leurs discours inauguraux, les discussions progresse lentement. Mercredi 2, Laurent Fabius a fait remarquer aux négociateurs des 195 pays présents qu'il était nécessaire "d'accélérer le processus parce qu’il nous reste beaucoup de travail".
Le projet de texte actualisé, publié sur le site de la Convention-cadre des Nations unies sur le climat, reflète les avancées réalisées pendant les premiers jours des négociations. Mais de nombreux points demeurent en suspens, comme le reflète la présence de près de 1.400 expressions entre crochets dans le texte, c'est-à-dire qui restent à préciser, contre 1.200 avant la conférence. L'un des points primordiaux, celui de la hausse globale de la température mondiale à limiter à 1,5°C ou à 2°C, reste à régler. Une nouvelle version du texte est attendue ce jeudi soir ou vendredi matin au plus tard.
Dans le calendrier prévu, un projet d’accord le plus lisible possible doit être transmis samedi 5 à la présidence française, avant que les ministres des pays ne règlent les derniers points en suspens lors de la deuxième semaine de la conférence, du 7 au 11 décembre. Mais les divergences entre pays développés, en développement ou producteurs d'énergies fossiles subsistent.
Selon la Fondation Hulot, plus de 50 réunions de groupes de travail ont eu lieu en trois jours de conférence. Pour l'ONG, c'est un nombre trop important pour assurer une bonne coordination. Pour accélérer le rythme, le nombre de groupes de travail devrait être réduit, sur proposition du groupe de pays G77 (133 pays en développement + la Chine). Quelque 12 réunions étaient prévues ce jeudi, au lieu de 25 la veille.
Ce jeudi au Bourget, lieu des réunions, des activistes de Greenpeace ont manifesté pour "sortir les pollueurs" de la conférence. L'ONG dénonce la présence de grandes entreprises, pas toujours réputées pour leur engagement écologique, au sein des sponsors.
Une vingtaine de villes du monde, dont Paris, ont signé mercredi 2 une promesse d'engager 10% de leur budget à renforcer les actions de prévention ou de lutte contre les risques, qui peuvent être climatiques, mais aussi sociaux ou terroristes.
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