Deux nouveaux cas de chikungunya "autochtone" détectés dans le Var
Deux cas de chikungunya "autochtone" ont été découverts dans un quartier résidentiel du Cannet-des-Maures dans le Var rapporte ce mardi 15 France Bleu Provence. Les habitations concernées ont subi une opération de démousticage pour éviter les risques de propagation.
Vendredi 11, l'Agence régionale de santé (ARS) de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur dévoilait déjà un cas de chikungunya "autochtone" a été signalé dans le Var. La personne, piquée par un moustique tigre, résidait dans le département et avait travaillé dans les Alpes-Maritimes.
Un cas "autochtone" est confirmé lorsque la personne atteinte par les symptômes du chikungunya a été infectée sur le territoire national "et n’a pas voyagé en zone contaminée dans les 15 jours précédents l’apparition des symptômes" précise l'ARS. L'organisme a décidé de placer le département en vigilance de niveau 3 contre le moustique tigre responsable de la propagation du chikungunya. Ce plan présuppose "des mesures sanitaires de protection de la personne et de ses proches au travers d'une enquête de voisinage et la mobilisation des hôpitaux et des professionnels de santé du secteur concerné afin de retrouver les personnes qui auraient pu être contaminées". Ainsi que "des mesures de démoustication du domicile et des lieux fréquentés par la personne malade. L’objectif est d’éliminer les gîtes larvaires et les moustiques adultes, pour éviter tout risque de propagation du virus. L'entente interdépartementale de démoustication Méditerranée intervient sous forme de nébulisation depuis la voie publique, en fin de nuit, ainsi que directement au domicile de la personne".
Selon l'Institut national de veille sanitaire (InVS) "depuis 2006, un plan national anti-dissémination du chikungunya et de la dengue en métropole" a été établi et reconduit depuis, chaque année. Ce plan prévoit notamment de faire déplacer des épidémiologistes au domicile des malades pour repérer d'éventuelles contaminations, sensibiliser le voisinage et lancer des opérations de démoustication dans un rayon de 150 à 200 mètres.
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