Tilt !

Auteur(s)
Xavier Azalbert, France-Soir
Publié le 12 février 2024 - 17:00
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Edito Tilt
Crédits
Heather McLean / Unsplash
Le Same Player shoot again ne fonctionne plus, et plus d'extra ball... Attention à ne pas trop secouer la machine...
Heather McLean / Unsplash

EDITO - Le temps de “l'extraball" est passé. Emmanuel Macron a beau avoir changé de Premier ministre, remplacé une dame usée (23 passages par le 49-3 !) par un fringant jeune homme, personne n'est dupe. Le “same player shoot again” qu'il tente d'opérer en sous-main via un clone de lui-même, rajeuni, et qui clame ouvertement son homosexualité dans l’hémicycle, cet artifice ne fonctionne pas. Trop gros, il l'est même pour les pires indécrottables de nos concitoyens qui ont vu dans le mouvement des agriculteurs une révolte paysanne authentique (1), qu'il était de leur devoir de soutenir, alors qu'il s’agissait, en réalité, d'une mystification élyséenne. Une de plus.

Fini aussi le temps du “multiball”.

Le “en même temps” n'a fonctionné qu’en deux occasions :

- Pour parvenir à se faire détester et moquer à la fois en France et partout dans le monde ;

- Lorsque notre Président plonge dans son métavers, un delirium pathologico-psychédélique politique, économique, social et culturel.

Parmi “celles et ceux” qui ont “veauté” à nouveau pour lui en 2022, ceux de nos compatriotes qui ne le regrettent pas sont désormais tellement peu nombreux, qu'ils ont été classés “espèce à protéger quoi qu’il en coûte”. Ils sont tellement rares maintenant qu'ils sont choyés par les médias mainstream, comme s'ils étaient devenus une espèce “en voie d'extinction”.

Pourquoi ?

Parce qu'ils sont indispensables à ce que la mascarade Macron puisse perdurer jusqu'en mai 2027, sans que des citoyens, plus loups que moutons, vaches à lait ne supportant plus d'être les dindons de la farce, fassent souffler sur le pays un vent de révolution. Une révolution funeste pour tous ceux (politiciens, hauts fonctionnaires, journalistes, experts, industriels, artistes et autres) qui, de près ou de loin, ont participé à cette forfaiture.

Oui. Fini l'extraball, fini le multiball, voici maintenant arrivé le moment du tilt.

Tilt, au flipper, c'est quand on a un peu trop secoué la machine. Elle se met alors en carafe. Et c’est le fameux “Game Over”.

Malheureusement pour le citoyen de base, en l’occurrence le contribuable (la vache à lait tellement pressurée qu’elle ne finit par ne produire que du lait en poudre), il finit toujours en en chair à canon. Réquisitionné sous les drapeaux, sous un faux prétexte, par ceux qui ont orchestré le chaos, il donne corps à cette maxime de Jean Jaurès : “On ne fait pas la guerre pour sa patrie, on la fait pour des industriels.”

Et à cette autre tirade qu'on lui attribue également, bien qu'il n'ait fait que la reprendre : “La guerre est faite par des gens qui ne se connaissent pas, mais qui s'entre-tuent pour le compte de gens qui se connaissent, mais qui, eux, ne s'entre-tuent pas.”

Le Grand Reset par la guerre... La recette est toujours la même, elle dure depuis des siècles. Elle a toujours été utilisée par des criminels au pouvoir pour s’y maintenir quand ils sentent que celui-ci leur échappe. "Résistez, résistez, car quand ils ont le pouvoir ils ne le rendent jamais” déclarait il y a quelque temps à France-Soir Robert Kennedy Jr., candidat à l’élection présidentielle américaine de 2024...

D'où le chaos généralisé que nos criminels organisent à chaque fois avec l'aide de la presse, de manière à ce que les peuples acceptent la guerre et la voient comme une nécessité. Comme en 14-18. Comme dans les années 30, en Allemagne...

Tout détruire pour mieux reconstruire (à leur profit), et avec une mainmise sur le monde à chaque fois plus importante, telle est leur sempiternelle manière de fonctionner, de nous maintenir sous leur joug. D'être pour eux ce qu'ils appellent de “la matière humaine”.

Dès lors, ne nous y trompons pas.

De prime abord, la conclusion à tirer de tout ceci semble être celle-ci : à trop vouloir jouer les Corynne Charby 2.0, dans un costume de président de la République bien trop large pour lui, les seuls compteurs qu'Emmanuel Macron a réussi à faire exploser, pendant cette partie de flipper durant laquelle, ceux qui ont cru en lui n'ont fait que désenchanter, ce sont :

1) Le compteur de son impopularité en France. 

2) Le compteur des moqueries dont notre pays est l’objet sur toute la planète (sans besoin pour cela de faire référence aux nombreuses affaires de corruption qui émaillent notre vie publique).

La seule conclusion fondée qu'il y a donc lieu de tirer de cette partie de flipper, est donc plutôt celle-là  : si on ne fait pas le nécessaire pour empêcher Emmanuel Macron et consorts de mener à bien leur “Parce que c'est notre projet”, nous allons tous y laisser notre peau : entreprises, hommes, femmes et enfants. C'est à peu près inscrit noir sur blanc dans la loi dite “de programmation militaire” (elle porte bien son nom) adoptée quasiment à l'unanimité par le Parlement en 2023. Le docteur en droit Olivier Frot l’a d'ailleurs décrite, dans une tribune donnée à France-Soir le 5 juillet 2023, comme “un coup d’état masqué”.

(1) le mouvement des agriculteurs a été orchestré par la FNSEA. Le président de ce syndicat, Arnaud Rousseau, industriel issu de la haute finance, est un ami personnel d'Emmanuel Macron. 

Ce mouvement avait d'eux objectifs :

1) Que le montant correspondant au rétablissement, par le gouvernement, de la taxe sur le diesel agricole, soit supporté, non par les agriculteurs, mais par le contribuable.

2) Que les empoisonneurs revendiqués que sont les utilisateurs des pesticides et autres produits chimiques dévastateurs pour l'environnement et la santé des consommateurs, puissent y avoir recours très au-delà des limites fixées par la législation, alors que celles-ci sont déjà très dangereuses.

“Et c'est donc par le plus grand des hasards” que le gouvernement a cédé sur ces deux points et qu'il a écarté la possibilité de lâcher du lest sur les revendications pourtant légitimes et profitables pour l'environnement et le consommateur, des petits producteurs agricoles qui sont eux restés des “paysans”, au sens éminemment noble du terme.

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